L’échouage

Action d’échouer volontairement (invol., échouement) en un lieu où cette acte est réputé sans danger (dictionnaire de la mer, Jean Merrien ed.Omnibus)

 PDF_Logo Un dossier de Vincent sur les béquilles de Lady M (pdf de 220 Ko)
Un dossier de Raymond sur les béquilles d’Elsewhere (pdf de 2,6 Mo)
Un dossier de Christian sur un ber pour Sangria (pdf de 100 Ko)

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Béquillage et échouage
articles et photos d’Anne-Marie GUILLOUX sur MARIAVAH

Échouage classique

Je pratique l’échouage assez souvent en raison des forts marnages de la Manche et de certains mouillages abrités qui découvrent complètement à marée basse. Voici les conseils que je peux donner :
– Ne pas échouer s’il y a du ressac ou des vagues : le voilier saute alors sur sa quille, qui n’est pas faite pour ça.
– Choisir un terrain plat sans caillou ou rocher
– Le meilleur sol possible est le sable ferme.
Il faut savoir que le Sangria a quand même un défaut. A l’échouage il a tendance a piquer du cul, jusqu’à se stabiliser avec l’aileron ailleurs sur le sol, ce qui fait déjà une sacrée pente. Ce défaut se révèle surtout sur un sol mou. Il n’est pas possible de béquiller sur une cale, les béquilles étant plus courtes que la quille.
– Dans les zones à courant, l’idéal est de mouiller avant- arrière, afin d’éviter qu’à la renverse le bateau n’évite et racle ainsi quille et béquilles sur tous les obstacles qui se situeront sur sa trajectoire en arc de cercle. Cela n’est évidemment possible que si les autres bateaux sur la zone sont également amarrés avant arrière.

Échouage contre un quai

Il y a une autre technique pour le carénage, c’est l’échouage contre un quai.
– Vérifier l’état du sol. Inutile d’échouer sur fond de vase, voir également les obstacles qui pourraient s’y trouver.
– Amarrer le bateau avec une pointe avant et une pointe arrière. le plus pratique est de régler les amarres depuis le quai, lorsque le voilier descend.
– Mettre un peu plus de poids du côté quai afin que le bateau s’y appuie légèrement (ex: canot de sauvetage, annexe) et placer les pare battages assez haut.
Frapper la drisse de grand voile sur le quai et la tendre au fur et à mesure que le bateau descend, afin d’éviter que le voilier ne penche du mauvais côté
Après une mésaventure, j’évite lors d’un échouage à quai à Tréguier de monter et descendre de MARIAVAH lorsqu’il est posé. Il y a en effet une pellicule d’environ 5 cm de vase sur la cale et la quille a glissé de plusieurs centimètres jusqu’à ce que les haubans viennent s’appuyer sur le haut du quai. Heureusement la glissade s’est arrêtée là !
N.B. : Tout ce discours est valable pour une quille classique. Je dénonce toute responsabilité en ce qui concerne les quilles à bulbe ou autre bizarrerie.

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OHAN-URAK, à Sète sur ses béquilles
texte et photo de Raynald Bureau

C’est pratique de poser le Sangria sur béquilles pour caréner, mais attention il faut ajouter des supports à l’arrière. J’ai percé la coque sous le liston et stratifié un renfort et un écrou dans les coffres, un étai de maçon modifié et hop… ça tiens même par fort mistral. Désolé, je ne peux donner les dimensions  exactes car je ne suis pas sur place, mais il faut que ce soit réglable pour pouvoir mettre le bateau bien droit et pour compenser les différences du sol ou des cales (indispensables sous la quille). Sur la photo, l’étai de maçon placé à l’ avant n’ est pas nécessaire, surtout si vous n’avez pas de bout-dehors. Besoins de détails ? écrivez moi.

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